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portrait d'Alex

Régleur tu dors, mon implant
va trop vite !

Alex avait tendance à parler très fort, avec une voix de « dessin animé », en mélangeant certains phonèmes, jusqu’à sa rencontre avec Nina, une « régleuse » allemande...

« Un jour, je suis allé à l’hôpital pour jouer avec des jetons chaque fois que le monsieur devant son ordinateur envoyait un son dans mon oreille. Parfois c'est beaucoup trop fort. Alors, je plisse les yeux et je m’agite un peu, mais il me demande de rester tranquille et j’obéis.

En partant, je ne suis pas content parce que le nouveau réglage n’est pas confortable et j’enlève mon appareil droit, celui qui vient d’être réglé. Maman me parle doucement et me demande de le remettre, et pour lui faire plaisir j’accepte. En arrivant à la maison elle téléphone à Berlin et décide d’aller voir Nina Wichmann pendant les vacances de la Toussaint.

J’aime beaucoup Nina. Elle est blonde et très gentille. Elle a aussi beaucoup de diplômes car elle est audiologue et ingénieur en électro-acoustique. Elle m’a déjà une fois réglé l’implant gauche, celui où j’entends très bien..

A Berlin, Nina regarde mes réglages sur son écran et pousse un soupir : une des électrodes a été déconnectée parce qu’elle était cassée et les électrodes qui sont à côté, stimulent beaucoup trop mon nerf auditif, ce qui me gêne beaucoup. Elle me regarde et me dit « je vais t’arranger ça ».

Pendant plus d’une heure avec maman et Elke Hamann, mon orthophoniste allemande (je suis franco-allemand et bilingue), elle a fait les « NRT » manuellement, des mesures qui permettent d’obtenir des seuils de confort pour l’écoute. En tout cas, je n’ai pas dû plisser des yeux une seule fois ! Souvent, maman lui posait des questions auxquelles elle répondait en détail. Au bout d’une demi-heure j’étais fatigué et j’ai un peu pleuré, mais elle m’a laissé me reposer, elle m’a donné une orangeade et un gâteau, et puis ça allait mieux et on a continué.

photo-Régleur tu dors, mon implant<br /> va trop vite !


En partant j’étais très content parce que je ne sentais aucune différence entre les deux appareils, et je n’avais plus envie d’enlever l’appareil droit.
Depuis, maman et mes orthophonistes ont remarqué que je parlais moins fort et que je commençais à prononcer les « l » , « k » et « g » (avant je les confondais avec le « n »). On me comprend mieux et je dois moins souvent répéter mes phrases.
Avec mon nouveau réglage je parle mieux, grâce à Nina, à ses connaissances techniques et au fait qu’elle ne croit pas tout savoir et qu’elle écoute maman et l’orthophoniste avant de décider d’un réglage.

Peut-être que d'avantage de «régleurs» devraient faire comme Nina, vous ne croyez pas ?

Alex


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La chronique d'Alex

Avec mon grand frère de six ans, nous aimons nous déguiser en Spiderman, Batman ou Ironman et nous nous poursuivons dans toute la maison, dans nos costumes. La semaine dernière, j'ai un peu glissé sur le carrelage et suis tombé sur la tête, juste à l'endroit de l'antenne de mon implant droit.

La bosse sur ma tête, c'était l'aimant intérieur qui ressortait et Natalie va m'opérer vendredi pour le remettre à sa place. Mais je n'ai pas peur... je suis un grand... j'ai quatre ans, et puis Natalie m'a déjà opéré deux fois et je n'ai même pas eu mal. Mon implant gauche, lui, est tombé dans la bagarre et j'ai marché sur l'antenne en me relevant, mais sans le faire exprès, et l'aimant externe s'est bloqué au point que mon papa n'a pas pu le démonter. Je me suis retrouvé sans implants, dans le silence total, pendant que maman envoyait l'antenne bloquée à Toulouse, chez Cochlear. Heureusement, je lis un peu sur les lèvres, et puis avec les parents, les choses importantes on les devine surtout à leur tête : « lave-toi les dents », « finis ton assiette ! », « fais-moi un câlin », « tu veux un bonbon ? ». C'est arrivé un mercredi, bien sûr, parce que ce jour-là on a vraiment le temps de jouer, et j'étais déjà en train de m'habituer à ne rien entendre lorsque samedi matin un monsieur dans un camion marron tout brillant comme dans les films est venu me donner un paquet.

photo-La chronique d'Alex

Dedans, j'ai trouvé ma nouvelle antenne avec un aimant tout neuf et des autocollants géniaux. Ouf ! La première chose que j'ai entendu, quand maman m'a remis l'implant c'est : « voilà, mon héros, tu es comme Ironman avec son nouveau coeur ! » Elle a raison Maman... d'ailleurs, avec mon frère on a tout de suite joué à Ironman et je ne suis pas tombé. Maman a un peu pleuré, mais c'est une fille, c'est normal.


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La chronique d'Alex : l'hôpital

Je suis donc retourné à l'hôpital pour qu'on me répare ce qui s'est cassé dans l'implant lorsque je suis tombé sur la tête...

A l'hôpital, il y avait toutes mes copines infirmières et plein d'enfants opérés avec leurs mamans et d'autres qui attendaient de descendre « au bloc ». Caroline est passée me dire bonjour, puis Daniel est venu faire la causette avec maman. Il paraît que l'hôpital va fermer, mais alors, où iront tous ces enfants qui ont besoin de soins ? Il parait que c'est pour faire des économies. Des économies sur les enfants qui ont besoin de soins ? Il faudra que je demande à la maîtresse, j'ai dû mal entendre et prendre un mot pour un autre, ils vont sûrement pas soigner moins bien les enfants, vous ne croyez pas ? Si vous savez pourquoi ils ferment Trousseau, vous m'écrivez ? Je le « posterai » sur le site. Maman a rempli des papiers, on m'a pris la température, j'ai vu des films et je me suis baladé dans les couloirs. J'ai voulu visiter mon ancien étage mais il était vide parce qu'on a « fermé des lits »... j'imagine qu'il y a moins d'enfants malades alors, et que c'est une bonne nouvelle, mais il parait que c'est encore une histoire de « rationalisation », un mot compliqué que maman n'a pas su m'expliquer. Le soir, j'avais quand même un peu peur parce le lendemain j'allais être endormi et j'allais me réveiller avec un gros bandage autour de la tête et un tube piqué dans la main avec des médicaments.

photo-La chronique d'Alex : l'hôpital

La dernière fois on m'avait piqué le tube sur la main gauche et je ne pouvais pas prendre mon pouce et l'infirmière était désolée et elle a changé le tube pour que je prenne mon pouce pour dormir. Alors maman a dormi dans mon lit le premier soir et elle a monté les barreaux du lit pour que nous ne tombions pas par terre. On était comme Dumbo et sa maman au cirque, sauf qu'on était vraiment ensemble. Le matin tous les enfants ont eu un petit déjeuner sauf moi, et puis - comme je suis petit et que je ne peux pas me défendre - on m'a mis un « suppo », mais tout de suite après je me suis senti très bien et je n'avais plus du tout faim quand on est venu me chercher pour aller « au bloc ».

A suivre...


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